Samedi 25 avril 2009
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Un jour, on fait la liste de tous les défauts, même les toutes petites choses ultra horripilantes qui font que,
parfois, on ne peut plus voir l'autre en peinture. On énumère, on compte les mauvais points, les papiers de Kinder Maxi qui traînent partout, le fait qu'on contient son envie féroce de
hurler à chaque fois que son téléphone ou msn sonne au moment de se mettre à table (et que, donc, on attend encore 15 minutes que sa seigneurie daigne vous faire l'honneur de sa présence
aux heures des repas), le tube de dentifrice qui n'est jamais rebouché (et que donc, le dentifrice est tout sec au bout du tube), cette horreur de chanson qu'on déteste et à laquelle on a droit
tous les soirs à fond les balons parce que c'est son tour de choisir l'ambiance sonore...
Au départ, ces petits défauts, on les trouve "mignons", au fil des mois et des années, ce sont comme des petites
piques qui se plantent sournoisement dans le dos, qui hérissent le poil, tant et si bien qu'on finit par gueuler sans arrêt pour des détails sans importance. La différence, tient peut-être dans un
léger détail. Au début, sauf quand on tombe sur une déménageuse éclair, on reste chacun chez soi, on a pas à supporter le mode de vie de l'autre. Et puis un jour, on partage son espace, ses défauts
si "mignons" deviennent insupportables, nos défauts deviennent des tremplins pour des reproches permanents.
On en vient même à penser, pendant certains moments de colère sourde, qu'"on était bien mieux avant", avant de
partager son lit, sa vie, son quotidien, sa salle de bains. On oublie parfois que "avant", on rentrait beurrée de soirées aussi déjantées qu'éphémères pour retrouver un appartement vide, on se
frayait un chemin au milieu des cadavres de Kro et d'Eristoff pour retrouver un petit lit une place où on s'endormait seule pour se réveiller le lendemain avec pour seule compagnie sa gueule de
bois, des cachetons d'aspirine et Evelyne Thomas (je peux sentir ton rire narquois ami lecteur, amie lectrice, oui, mon grand âge fait que, moi, je décuvais devant "C'est Mon Choix"). Sous des airs
de "moi je m'engerai jamais, ça m'intéresse pas, I'm a fucking free bird !", on versait un torrent de larmes devant Notting Hill, on se refaisait l'intégrale des Sissi avec les copines munies d'un
stock impressionnant de chocolats, chamallows et mouchoirs et, au fond, on espérait sans trop s'y attendre que "l'élue" pointerait un jour le bout de son joli minois.
En fin de compte, ses défauts, ça fait partie des premières choses qui manquent. Quand ils sont là, on espère qu'une
chose, c'est qu'ils disparaissent et, une fois qu'ils se sont envolés avec leur propriétaire, on se sent comme vide. On est plus réveillé par le bruit du sèche-cheveux à 7h du mat' alors
qu'on aurait pu et voulu dormir jusqu'à 11h, le tube de dentifrice est bien bouché, rangé à sa place, tout est nickel, c'est déprimant. Parce que, mine de rien, les défauts horripilants
remplissaient bien la journée et les conversations. On finit par vouloir les retrouver, le "mignon" revient au galop. Alors est-ce que c'est le quotidien qui rend certaines choses insupportables ?
Les défauts, ils sont plutôt amusants en fin de compte, on fait des batailles rangées avec les potes pour savoir qui supporte quoi, on se marre en écoutant les autres dire "ouais ben elle quand
elle fait ça, j'ai envie de la baffer !". C'est ce qui rend la personne et l'histoire uniques, marrantes, touchantes parce que les défauts des uns ne sont pas forcément les défauts des
autres.
Note de la rédaction :
J'ai un peu foiré la dernière vignette. Sinon découverte d'un autre blog BD : http://www.crayonnage-fever.com/. Comme tu pourras le voir ami lecteur,
amie lectrice, j'ai un peu repompé les planches pour la position du personnage et tout. Bon après pour le reste, c'est de moi, pas de soucis.
Je galère encore un peu pour dessiner des vignettes sans modèle (pour les perspectives, la position du perso surtout) donc je pompe encore un peu sur les voisins. Je
m'excuse auprès d'eux, j'espère qu'ils ne m'en tiendront pas trop rigueur et que toi non plus. Qu'on se le dise, je n'ai pas du tout l'intention de m'approprier le boulot des
autres.
Mercredi 22 avril 2009
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15:37
Au cours de mon longs mois "d'inactivité", j'ai réfléchi et me suis interrogée sur les raisons pour lesquelles je
n'entrais jamais dans les petites cases de l'administration. Simple oubli ? erreur ? discrimination ? Recherche d'économies ? Les questions ont fusé, beaucoup d'entres elles sont restées sans
réponse. Néanmoins, j'ai remarqué que malgré les luttes parfois ardentes menées par les fronts de libération de la femme en tous genres, la France était un pays qui continuait à favoriser les
"poules pondeuses". Curieux constat. Dans ce pays, peu importe votre situation, peu importe l'étendue de votre intellect, peu importe le dynamisme que vous exprimez dans votre recherche d'emploi ou
non, les portes des fonds d'aide s'ouvrent comme par enchantement à partir du moment où vous aviez 4 morbacks attachés à vos baskets. Savais-tu d'ailleurs, ami lecteur, amie lectrice, qu'ils
suffisait d'avoir 4 enfants pour devenir enseignant ? Il n'est point nécessaire d'être formé, d'être encadré, mais non ! Connaître le mode d'emploi pour pondre des mioches est largement suffisant
pour savoir comment tenir une classe de 35 élèves tout en leur transmettant des connaissances... Pourquoi s'emmerder à passer une licence ? C'est vrai quoi ! Tout le monde sait qu'une femme est
bien plus intelligente quand elle trimballe une tripotée de gosses...
Loin de moi l'idée de jalouser ces femmes qui ont érigé la maternité comme seul et unique but de la gente féminine, non ! Moi je fais partie de ces êtres (certains ont
tendance à employer les qualificatifs "insensible", "sans coeur" voire "égocentrique") qui n'ont jamais ressenti la moindre once d'instinct maternel envers les miniatures. J'ai trop conscience
d'avoir été moi aussi enfant, de l'être toujours par certains côtés, je me rapelle trop des cris, des hurlements, des attaques, des brimades parfois de mes petits camarades pour accepter, en toute
conscience, de m'encombrer de ce qu'on appelle communément "bébé". Par ailleurs, un bébé grandit, devient ado, c'est le début des emmerdements (oui je me rappelle quelle ado insupportable j'ai été,
ma crise d'ado a été très sévère, je ne me vois pas subir ça). Bref, pour tout un tas de raisons sur lesquelles je ne m'étendrai pas (ah oui, et en plus du fait que même si j'en voulais et
j'insiste sur le SI, de toute façon, pour le moment ce n'est pas encore autorisé). Mais bon à chacun son choix, il serait pas mal de considérer aussi les jeunes diplômés qui ont choisi de faire des
études et de ne pas devenir tout de suite mère porteuse.
(pour résumer les multiples épisodes de "moi versus l'anpe", ils se sont plantés lors de mon changement d'adresse et comme c'était bien plus simple de me radier
des listes plutôt que de réparer leur connerie, ils m'ont radiée et du coup j'avais plus droit aux aides à la mobilité).
Elle, bizarrement, n'a pas du tout rigolé. Discussion un peu houleuse. En partant je lui explique de ne pas m'oublier pas parce que moi, en revanche, je n'allais
pas l'oublier et que si je n'avais pas de réponse sous 48h, je reviendrais avec la guitare et je ferai l'animation musicale dans le pôle emploi avec des petites compositions
personnelles : "anpe tu m'as tué", "chomeur dissident"...
Résultat : régularisation de situation depuis janvier (depuis leur connerie de pas savoir cliquer sur 2 boutons pour changer une adresse
en fait) et demande de dossier pour les frais de mobilité. Si je touche déjà quelques centaines d'euros ça sera pas mal mais j'peux pas demander avant la signature de mon contrat. Une promesse
d'embauche ça vaut que dalle.
Alors faut gueuler, et faire ce que dirait le DJ Fou, "je mets le wai partout !!"
Note de la rédaction :
Je reconnais, j'ai repompé les dessins d'une ancienne planche que j'ai très légèrement modifié... J'ai pas dessiné les poupons non
plus... BOUH !! C'est un scandale ! Oui oui, c'est vrai, tu aurais raison d'exprimer ta désaprobation ami lecteur, amie lectrice. En plus, je les trouvais pas top top ces planches... Désolée mais
j'avais la même disposition en tête alors j'ai fait ma feignasse, d'autant que je suis pas mal surbookée en ce moment pour organiser mon départ. Je ferai plus d'efforts pour la prochaine publi,
parole de scout (si si j'ai été scout ! Dans la troupe des "petites gazelles sauvages") ! Hum... *part en sifflotant*
Vendredi 10 avril 2009
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15:57
Salut à toi ami lecteur, amie lectrice ! Deuxième épisode de la série des Idées Reçues. Je suis contente parce que
je me demandais si j'allais arriver à rester constante au niveau des publications et pour le moment, ça va. Alors c'est vrai que "le commun des mortels" imagine tout de suite que l'archéo, c'est
la chasse au trésor. Pour nous, même un "pov' bout de vase" est un trésor dans le sens où ça nous apporte plein d'infos sur la vie quotidienne et sur les modes de vie. Comprendre comment les gens
vivaient, comment les sociétés étaient organisées, c'est un petit le but de notre boulot.
Après, encore faut-il qu'on
puisse déterminer à quel type de vase appartient le tesson et pour ça, faut tomber sur des bouts bien précis. Autant te dire que là aussi, les 3/4 du temps, on tombe sur des micro bouts de vases
ou des tessons pas du tout exploitables. Alors le côté "chasse au trésor" il est trèèèèèèèès loin !
En fait, après cette première réaction empreinte d'un imaginaire "film d'aventure améwikin" (entre autres... parce
que les émissions sur l'archéo sont encore très orientées "bel objet") et une fois que la personne a pu appréhender la réalité du boulot, le qualificatif "chiant" revient assez fréquemment. Et
puis il y a quand même des fous qui passent leur vie à faire des typologies sur les types d'assiette, de bols et autres... Espèce étrange qu'on appelle "les céramologues" mais ça, c'est pour une
autre publi.
HORS SUJET :
J'avais annoncé dans les précédentes notes l'ouverture d'un site intitulé LE PETIT ARCHEOLOGUE ILLUSTRE. Après mûre réflexion, j'ai décidé de ne pas me lancer là
dedans tout de suite. Je garde l'idée sous le coude, c'est un projet qui m'intéresse mais j'ai déjà une multitude d'idées de publi pour le blog de La Châtaigne mais aussi pour Les Errances
Graphiques. J'aimerais me lancer sérieusement dans ma série sur les anges et le blog BD me prend déjà beaucoup de temps. Et puis il me reste beaucoup de progrès à faire en dessin
alors je ne veux pas rajouter la mise en place d'un site tout de suite. Autrement dit, je mets ce projet en stand by temporairement pour tes beaux yeux ami lecteur, amie lectrice. Alors voilà, on
peut pas être à la fois au four, au moulin, à l'épicerie et dans le lit de l'épicière...
Jeudi 9 avril 2009
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17:17
Et oui, on réalise soudain qu’on va entrer dans le monde professionnel, qu’il faudrait peut-être arrêter de boycotter
le coiffeur même si ça fait suer de devoir subir les petites vieilles qui racontent leur vie et les moindres détails de leur dernière coloscopie sous le casque à cheveux. Et puis en effet, on
constate qu’on a pas une fringue potable dans l’armoire, qu’on se traîne toute la journée en vieux "yoguin’gue" détendu et avec cet affreux tee-shirt Baccardi qu’on avait gagné en boîte
4 ans auparavant. Alors on décide de se reprendre en main, ne serait-ce que pour ne plus avoir l'impression d'oublier chaque jour un peu plus le sens du mot "féminité" (même s'il est on ne peut
plus galvaudé...) ou alors peut-être pour faire en sorte que les gens arrêtent de venir vous trouver dans la rue pour vous demander si vous avez ou si vous voulez "des
trucs".
En gros, on se dit que ça serait peut-être pas plus mal de ressembler à un être humain "normal" (enfin bon, moi c'est un qualificatif qui n'a jamais été employé pour
me définir). Et puis on se dit surtout que ça la fout mal de se pointer au boulot en ayant l'air d'être sortie de la jungle...
Vendredi 20 mars 2009
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Courrier des lecteurs